La France a vu sa note dégradée par en raison de l’augmentation de sa dette publique à 3 400 milliards d’euros au deuxième trimestre 2025, soit 115,6 % du PIB. Un « Himalaya » selon François Bayrou, en fait plutôt le massif central.
Le budget d’un État n’obéit pas aux mêmes règles que celui d’une entreprise ou d’un ménage : l’État a la possibilité de faire rouler sa dette, c’est-à-dire d’emprunter pour rembourser. Il a pour seule nécessité de maîtriser le coût de cet emprunt, appelé la charge de la dette, c’est-à-dire le montant des intérêts.
BON ET MAUVAIS CHOLESTÉROL
Un déficit public maîtrisé est incontournable pour stimuler, soutenir, orienter, transformer l’économie. Les investissements dans les services publics, l’adaptation au dérèglement climatique, le système de santé ou les aides sociales, qui bénéficient à tou·tes, sont comme le bon cholestérol : ils contribuent au dynamisme global de l’économie.. C’est en effet toute la population qui contribue à la création de richesses : les travailleur·euses précarisé·es qui font tourner les entreprises, les agent·es publics qui portent à bout de bras les Services publics, les retraité·es dont l’utilité sociale n’est plus à démontrer…
Bien employé, le déficit public même en augmentation ne constituerait pas un fardeau pour les générations futures mais au contraire créerait des richesses qui leur seraient transmises.
Depuis 2017, la politique budgétaire inefficace de cadeaux aux grandes entreprises et aux plus riches, pudiquement intitulée « politique de l’offre », consiste à un effacement des recettes fiscales, passées selon l’Insee de 54,3 % du PIB en 2017 à 51,4 % en 2024, la Cour des comptes chiffrant cet effacement à 62 milliards d’euros (bien plus donc que les 44 milliards de Bayrou).
Lire la suite de l’analyse de la FSU, dans le document en téléchargement en bas de page.
Lire aussi - en téléchargement en bas de page - la note de la FSU sur le Projet de loi de finances (PLF) ainsi que sur le projet de loi de financement de Sécurité sociale (PLFSS).








